Bienvenue dans mon refuge 
Ici, je m'évade du monde extérieur qui me terrifie de jour en jour.
Je préfère. Vivre ma passion dans mon petit refuge ou les mots danse sur le papier. 
Ou le rêve nous tiens compagnie
Ou dans un calme apaisant nous entendons le tic-tac de l'horloge
Ou la vie devient belle douce et apaisante.
Si vous venez me voir, vous trouverez ici des poèmes des citations.
Installez-vous avec moi devant la cheminée avec votre café et voyager à travers la poésie.
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vendredi 25 septembre 2026

Histoire de Lou

  "Au-delà de nos différences"

Mon histoire se déroule dans un petit village du Sud de la France.

Je m'appelle Marie, je viens de fêter mes 25 printemps.

Je mène une petite vie paisible en appartement, que je partage avec mon chat, « Mozart ».

Je travaille dans une petite pharmacie  à proximité de chez moi.



Malgré les fins de mois difficiles, ma vie se déroule tranquillement. Souvent, je me dis qu'il y a beaucoup plus malheureux que moi sur terre.

J'ai perdu mes parents dans un accident de la route ; un chauffeur ivre leur a coupé la priorité. Ils sont restés tous deux dans le coma plusieurs jours pour finalement quitter ce monde  à une journée d'intervalle.

Ma  maman avait travaillé plus de 20 ans dans une famille très riche qui possédait un immense vignoble dans le village voisin. Elle était très estimée dans cette famille, au point d'être devenue une véritable  amie de la propriétaire du domaine. Au fil des années, elles étaient  devenues plus que des amies, je dirais même des sœurs. Malgré la différence sociale qui les séparait.


Le domaine était magnifique et rapportait beaucoup d'argent avec la vente  des grands crus. 
Le « Saint-Émilion » était leur plus grande vente ; tout cela pour vous dire qu'ils ignoraient l'étendue de leur fortune.

Ma mère s'occupait principalement du foyer de la famille ; c'est elle, pour ainsi dire, qui avait élevé leur seul et unique fils (Thomas), qui a le même  âge que moi. Nous nous fréquentions peu car nous étions  trop différents : lui adorait se faire remarquer avec des voitures de sport, ses courses de chevaux, les casinos et ses conquêtes qu'il ne comptait plus. Bref, tout le contraire de moi, qui préférais le calme, passer mes soirées en pyjama à regarder des films d'amour avec Mozart sur mes genoux. Je me faisais toujours discrète ; j'évitais toujours son regard car il me regardait toujours de haut, toujours à me donner l'impression d'être écrasée. Malgré toutes nos différences, ma petite vie banale me convenait bien  et je ne voulais rien changer.


Les années passèrent, puis un jour, alors que je travaillais à la pharmacie, un très grand bruit nous fit sursauter. Les gens couraient dans tous les sens, la sirène des pompiers retentissait dans toute la rue, l'ambulance arriva à toute allure. Que se passait-il donc ? Je l'ignorais et je sortis sur le trottoir pour essayer de comprendre le pourquoi de ce brouhaha.
Oh ! Grand fut mon étonnement d'apprendre que Thomas Marshall, le fils du domaine, venait de provoquer un grave accident. Les jours qui suivirent l'accident, j'essayai d'en savoir plus. J'écoutais discrètement les conversations des clients et, finalement, j'appris que Thomas conduisait, son portable à la main et que, pour éviter un enfant qui courait après son ballon, l'accident s'était produit.

Quel malheur  pour cette  famille tellement appréciée dans les environs. Tout le monde  était sous le choc, et nous restions sans nouvelles de Thomas. Puis, finalement, un employé du domaine raconta avec tristesse que Thomas avait perdu l'usage de ses jambes et qu'il fallait le transférer à l'étranger dans un établissement plus approprié à son handicap.

Les semaines passèrent les pauvres parents de Thomas faisaient sans cesse le va-et-vient du domaine à la clinique et pour ce faire, ils prenaient l'avion chaque jour ce qui les fatiguait énormément. Cette famille venait d'être frappé tout droit en plein cœur et malheureusement le drame ne s'arrêta pas là. Au bout de quelques semaines, le village était toujours sous le choc. Puis un soir, en rentrant chez moi allumant machinalement la télévision, j'entendis aux nouvelles qu'un avion venait de s'écraser, et il n'y avait aucun survivant. Les parents de Thomas étaient dans cet avion. Tout le monde était anéanti, choqué, on ne trouvait plus les mots pour en parler. Et à cet instant précis, je me suis posé la question "Mais qu'allait devenir Thomas ?

Trois jours plus tard, tout le village se préparait pour les obsèques de monsieur et madame Marschall.Ce triste jour arriva et nous  nous sommes tous retrouvés à l'église, il n'y avait pas assez  de place dans  l'église car il y avait foule, des centaines  de personnes  arrivaient de tout  côtés.


Quand soudain, je vis arriver Thomas en fauteuil roulant avec une infirmière qui le poussait doucement. Je le regardais tristement et cette fois, c'est moi qui cherchais son regard, ce n'était plus moi qui me sentais écrasée, mais c'était lui qui était complètement perdu. Pour cacher ses larmes, il s'empressa de mettre ses lunettes de soleil.

Les cercueils étaient ensemble tout près d'un de l'autre, le curé prononça un sermon à n'en plus finir, au bout d'une heure tout le village se mit en marche doucement derrière le corbillard, le village était désert, pas une voiture personne dans les rues mis à part cette foule interminable de gens qui accompagnait tristement le couple vers leur dernière demeure.

Arrivé au cimetière, tout le monde passa un à un devant les cercueils pour leur dire au revoir. Puis il fallut présenter les condoléances au reste de la famille Marshall qui était alignée côte à côte. En passant devant Thomas, je ne pus retenir mes larmes, car tout cela me faisait remonter les pénibles souvenirs de mes pauvres parents. La main de Thomas était toute tremblante, abasourdie méconnaissable, le Thomas qui regardait de haut les gens était devenu un petit garçon sans aucune défense complètement perdu.


Tous ces changements inattendus me bouleversaient. Puis au bout d'un long moment chacun reprit le chemin de leur maison et la vie revint doucement dans le village.
Une semaine plus tard, j'entendis frapper à ma porte, je fus surprise de voir à ma porte le notaire du village qui me tendait une convocation à me rendre à son cabinet dans les plus brefs délais.
Je me posais des tas de questions qui restaient sans réponse. Pourquoi cette convocation ? Pourquoi à moi ? Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait. Et tout cela me faisait même peur. J'attendais avec hâte le rendez-vous pour enfin être libérée de cette angoisse qui me rendait malade.
Enfin, le jour "J" arriva. J'allais pouvoir avoir les réponses à toutes mes questions. J'attendais, assise dans la salle d'attente de maître Drouard lorsque soudain la porte s'ouvrit. Thomas entra dans son fauteuil roulant accompagné de son infirmière, il me salua en hochant la tête et me demanda ce que je faisais là. Je lui répondis que je l'ignorais complètement. Il se retourna vers son infirmière et lui dit en souriant "Maitre Drouard a certainement besoin d'une bonne " Son attitude arrogante était déjà revenus au galop. Les mauvaises habitudes reprenaient leurs places, et cela, était bien dommage.

Au bout d'un certain temps, je me retrouvais dans le bureau de maître Drouard, il demanda également à Thomas d'entrer ce qui nous étonna énormément. Puis il nous déclara que nous étions convoqués pour la lecture du testament de monsieur et madame Marshall. Aussitôt, Thomas se retourna vers moi et demanda en me montrant du doigt ce que moi, je faisais là. Maitre Drouard répondit que le testament me concernait également. Puis il ouvrit une enveloppe et en sortit une lettre, il posa ses lunettes sur le bout de son nez et commença la lecture. Mon Dieu à partir de ce moment précis ma vie allait complètement changer. Le notaire nous expliqua que le domaine ainsi que le vignoble devait être divisés en 2 à cet instant même Thomas prit la parole et dit à haute voix qu'il ne comprenait pas, car il était le seul fils unique et que la totalité des biens devait lui revenir.

Le notaire lui répondit ouvertement d'attendre la fin de la lecture du testament sans l'interrompre à nouveau, il reprit la lecture, en effet, madame Marshall avait changé dernièrement son testament, en demandant clairement la division de tous leurs biens en 2 parts égales entre leurs fils Thomas et moi-même. Je restais immobile en fronçant le regard pour essayer de comprendre ce qui m'arrivait.

Puis le notaire rajouta qu'il restait une clause importante à signaler. Pour pouvoir hériter des biens, je devais obligatoirement venir habiter le domaine et empêcher Thomas de dilapider la richesse de la famille, car il dépensait sans compter et ne connaissait pas la valeur de l'argent, car il était né avec une cuillère en argent dans la bouche comme on dit vulgairement ici.
Oh lala le visage de Thomas s'assombrit, il tapait de la main sur son fauteuil très fâché de ce qu'il venait d'entendre ; il prit à nouveau la parole et dit qu'il devait y avoir une erreur que tout cela était impossible, mais maître Drouard lui répondit que tout était parfaitement en règle et qu'il devait se faire une raison.
Après avoir signé les papiers, je me lève pour quitter le cabinet. Lorsque Thomas me dit "tu peux refuser le testament contestes le refuses le.
Mais le notaire lui répondit ouvertement que si je refusais alors il n'hériterait de rien. La fortune devait être divisée en deux ou alors il n'obtiendrait rien du tout.
Si je conteste l'héritage alors tout sera dispersé dans les œuvres de charité. Donc il n'y avait pas de choix possible et Thomas quitta le cabinet furieux.
Moi, je ne comprenais pas tout ce qui m'arrivait, j'étais complètement à côté de la plaque, moi qui vivais très simplement, je devenais une des plus riches femmes du village. Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée au cimetière pour raconter tout cela à ma maman. Puis je suis resté des heures sur la tombe de monsieur et madame Marshall pour essayer de remettre de l'ordre dans ma tête, car jamais, au grand jamais je n'aurais imaginé qu'une telle chose m'arrive !

Le jour commençait à tomber et je repris le chemin de chez moi. En rentrant, je serais fort Mozart en lui racontant que nos vies allaient changer. La semaine suivante, je donnais ma démission à la pharmacie, et je commençais à faire mes cartons pour emménager au domaine. Je n'avais pas grand-chose à emmener ce que j'avais de plus cher était Mozart.

Puis après avoir quitté mon apparemment, j'arrive au portail du domaine et à partir de cet instant ma vie changea complétement. J'étais installée à l'étage du domaine, le bas était réservé à Thomas vu son handicap. Nous nous croisions aux heures des repas dans la salle à manger, car il y avait une énorme table de chêne rectangulaire, nous étions l'un et l'autre à chaque extrémité, et partagions nos repas sans même se dire un seul mot, pas un regard bref de parfaits étrangers. Le plus heureux dans tout cela, c'était Mozart, il était souvent étendu de tout son long dans les vignes ou les employés le caressaient, il était au paradis.

Puis les semaines passèrent sans aucun changement. Je n'avais pas l'habitude de me faire servir, je m'ennuyais de grandes journées à rien faire, cela ne me ressemblait pas du tout, donc j'allais de temps en temps aider à la vigne et surtout, je m'intéressais des très près à tout ce qui touchait l'histoire des vins. De plus, je m'entendais très bien avec le personnel, ils me respectaient et me parlaient de plein de choses ce qui devait énerver Thomas au plus haut point, car personne ne s'adressait à lui. Il avait toujours été méchant et arrogant et jamais il ne s'était intéressé à la vigne, pourtant, c'est un endroit magnifique et super incessant moi, j'adorais.
Thomas se sépara de son infirmière, car elle aussi ne le supportait plus. Il n'était déjà pas facile à vivre avec l'usage de ses jambes, alors imaginez le avec ses capacités réduites, c'était l'enfer, il était de plus en plus méchant et ne supportait pas ma présence au domaine. Les ventes de vins reprirent de plus en plus belle à l'approche des fêtes de Noël. . Tout fonctionnait à merveille jusqu'au jour où nous décidâmes de faire une dégustation des vins en cave. Petit moment qui nous apporterait encore plus d'argent, car les connaisseurs goûtaient les vins et surtout, ils en achetaient par caisse entière. Les grilles du domaine s'ouvrirent et la petite fête se préparait, les invitations furent envoyées par centaine, tout se déroulait bien. Le grand jour arriva.

Les connaisseurs de vin arrivaient de toutes les régions, il y eut un monde fou. Tout se déroulait parfaitement jusqu'au moment où on me tapota sur l'épaule pour me présenter quelques personnalités et parmi elles, je remarquais un jeune homme qui me fixait sans cesse, cela me gênait au point d'en perdre mes moyens, car son regard ne me quittait pas. Finalement, le jeune homme vint enfin se présenter, c'était le fils d'un vigneron très renommé, il venait du Périgord à quelques kilomètres de Bergerac, implanté sur des coteaux qui dominent la vallée de la Dordogne, le village Monbazillac a donné son nom à un fameux vin liquoreux.

Il se présente en me saluant très poliment, il était très distingué, très aimable, et surtout super beau, grand brun aux yeux bleus oh lala je me voyais dans son regard qui en disait long. Quand soudain Thomas fit son entrée les gens allèrent le saluer poliment et revenaient à mes côtés, quant à ce jeune homme séduisant, il resta à mes côtés sans bouger, nous parlions de grands vins et croyons moi il y a beaucoup à dire sur ce vaste sujet.
Subitement, Thomas prononça un petit discours de circonstance qui le mettait en valeur et qui m'abaissait au plus bas. Je ne dis aucun mot ne relevais aucun de ses propos, je partis discrètement vers la sortie pour m'effacer, car je détestais ce genre de problèmes qui me mettent mal à l'aise. Lorsque soudain le jeune homme aux yeux bleus me prit la main et à haute voix me félicita de tout ce que je faisais dans le domaine et tout le monde m'applaudit, j'étais gêné de tant de gratitude de tant de compliments que j'en devins toute rouge. Thomas s'apercevant que tout son cinéma, pour me détruire ne marchait pas commença à boire de nombreux verres de vin et lorsque j'entendis au bout d'un certain temps ses propos sans aucun sens je compris qu'il fallait mettre un terme à cette fête, car il allait foirer une fois de plus cette vente de grands crus.
Marc Lemoine, le jeune homme aux yeux bleus, me donna sa carte de visite dans l'espoir réciproque de me revoir. Après avoir salué et remercié tout le monde, les portes du domaine se refermèrent. De loin, en rentrant, j'aperçus une ambulance qui sortait du domaine à vive allure, je me précipitais au domaine quand on me dit que Thomas venait d'être transporté à l'hôpital, il avait beaucoup trop bu et pour calmer une atroce douleur à la jambe il avait avalé beaucoup trop de médicaments.
À l'hôpital, on lui fit un lavage d'estomac et des tas d'examens de toute sorte pour trouver d'où venait ce mal. Je restais près de son lit pour attendre son réveil. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il fut très étonné de me trouver à ses côtés, et il s'excusa de son comportement. Il devait rester sous surveillance quelques jours et comme je ne voulais pas le laisser seul, j'ai demandé à rester également à l'hôpital et j'en ai profité pour me faire faire des examens de santé que j'avais négligés jusqu'ici. Aussitôt, on s'occupa de moi examen sur examen et quelques jours plus tard juste avant de quitter l'hôpital le docteur nous rendit tous nos papiers avec les résultats des examens.

Arrivée au domaine, je jetais un regard vite fait sur les résultats des examens quand soudain, je me sentis très mal au point de m'évanouir, je trouvais sur mes papiers et ceux de Thomas le même ADN, de suite, je courrais montrer cela a Thomas, nous étions sous le choc l'un comme l'autre, car en fin de compte, nous étions frères et sœur, et jamais nos parents n'en avaient parlé. Par la suite, beaucoup de mystère fut éclairci, je compris mieux pourquoi j'étais sur le testament. Après de nombreuses discussions entre nous, la vie au domaine était magique Thomas était très heureux d'avoir une sœur qui prenait soin de lui surtout avec son handicap. Je finis, mon histoire en vous annonçant la superbe nouvelle trois mois plus tard, j'épousais Marc pour le meilleur et pour le pire.
Et l'association du Saint Emilion et du Monbazillac nous fit une renommée d'enfer dans toute la région.

Fin de l'histoire de Lou.

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